Sport et tour du monde

Le sport, le fil de rouge de Thomas en tour du monde
Décembre 2019
38 jours
Dernière étape postée il y a 34 jours
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Publié le 20 janvier 2020

Dès que nous avons commencé à rêver de ce tour du monde je me suis imaginé un fil rouge: tester un sport typique dans chaque pays visité. En réalité au début de nos préparatifs je me suis dit: « Je ne vais pas faire de sport pendant 9 mois?? Heureusement que nous ne serons pas en mode resto et grosse bouffe tous les jours!». Puis je me suis demandé si je pouvais lier ce voyage avec ma passion pour le sport. Finalement cela me parut évident, je pouvais essayer des sports typiques, et en plus découvrir la culture du pays et rencontrer des locaux!! Bingo!!

Mais c’était sans compter sur ma petite cascade en vélo... Quelle bonne idée... Je n’avais pas imaginé finir mes vacances aux urgences! Au bilan: fracture du bras, d’une cervicale, et je ne vous parle pas de ma tête! À ce moment là je me suis dit qu’il fallait mieux me limiter à la place de spectateur. Puis le voyage m’a reconduit vers le sport avec Gabin, alors c’est parti, on verra bien où ça nous mène!!

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Nous étions à Mandalay et les filles étaient malades... Après une nuit et une journée de soutien, Gabin et moi sommes allés prendre l’air. Nous demandons à l’accueil ce que nous pouvons faire pas trop loin de la Guesthouse, nous avons deux choix: visite d’une pagode ou aller voir un entraînement de Chinlon. Nous n’avons pas mis longtemps à nous décider!

Le Chinlon est le sport national de la Birmanie. Il s’agit d’une espèce de brésilienne qui se joue à 6 avec une balle en bambou tressé. Les joueurs de tout âge se placent en cercle et se font des passes comme au foot, sans faire tomber la balle et en réalisant des figures (plus les figures sont compliquées et plus on marque des points). Le terrain est un grand cercle de terre battue (7 m de diamètre) sur lequel on est pieds nus.

Nous voilà parti regarder l’entraînement. Aux abords d’un temple, dans un espace grillagé, nous découvrons le club du quartier. A peine arrivés l’entraîneur nous propose de rentrer et nous installe sur deux chaises pour regarder (la gentillesse et la spontanéité Birmane, quel bonheur). C’est l’échauffement et nous en prenons déjà plein les yeux. Les grands répètent leurs gammes. Et nous restons stupéfaits par une petite fille, 7/8 ans maximum, qui jongle en faisant passer des cerceaux autour d’elle, ou en faisant passer la balle dans les cerceaux, sans jamais faire tomber la balle! On se croit au cirque de Pékin!

Puis après 10 minutes à regarder, une seconde personne nous tend une balle en nous incitant à essayer. Il ne parle pas anglais, tout se fait par les gestes. Let’s go pour l’entraînement! Aux premiers essais c’est la rigolade. Gabin fait une première tête: aille! C’est qu’elle est dure cette petite balle! On finira l’entraînement avec les pieds tous rouges et quelques petites marques le lendemain 😂. Passé les premiers essais la sympathie Birmane reprend: les grands, seuls à pratiquer sur le terrain, nous proposent d’intégrer leur cercle! (Les petits s’entraînent sur le côté). C’est génial, nous essayons de bien leur renvoyer la balle mais quoi qu’il arrive ils la récupèrent. Et en plus nous avons le droit à des gestes techniques jamais vu avec une balle de foot (mais en même temps impossible à faire avec un ballon!). Après avoir laissé Gabin jouer, ils nous demandent de rester entre adultes. Je continue alors le plaisir pendant une vingtaine de minute puis je finirai l’entraînement à jouer avec Gabin.

Au final nous avons passé un super moment! Nous étions parti seulement pour prendre l’air et nous nous sommes retrouvés à un entraînement de Chinlon: la magie du voyage. Nous avons découvert un sport très technique et pour lequel il faut un peu s’endurcir (nos pieds ont eu quelques petites ecchymoses quand même!). L’esprit est super sympa, et le côté freestyle donne du fun à ce sport vieux de 1500 ans. Aussi, l’absence d’adversité renforce la cohésion: les meilleurs joueurs peuvent se mélanger aux moins bons, et on a ressentie une superbe harmonie de groupe.

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Changement de décors, nous finissons l’année avec 10 jours de plages sur Koh Chang et Koh Kood. Nous y retrouvons nos potes et notamment Dominic et Mas qui sont nos amis vivant à Bangkok. Entre deux baignades (et apéro...) nous demandons à Dom s’il vaut mieux pratiquer la boxe Thaï à Chiang-Mai ou à Bangkok, et si par hasard il connaît un club. Il nous répond qu’il a une collègue qui ouvre sa salle dans les prochains jours!! Let’s go: nous serons ses premiers clients!!

Arrivés à Bangkok, après une journée de visite avec Mas, nous finissons notre journée au club de boxe thaï. L’accueil est au top!! Nous sommes réellement les premiers clients et ils nous ont organisé un entraînement pour que Gabin et moi puissions participer ensemble: génial! Nous commençons comme les pros par se faire bander les mains. Petit échauffement puis shadow boxing où Gabin découvre la garde, les coups de poings, les coups de pieds, mais aussi les coups de coudes et de genoux. Après l’échauffement nous mettons les gants et c’est parti pour des rounds de 3 minutes chacun. C’est top car pendant 3 minutes l’un de nous pratique, et ensuite les 3 minutes suivantes permettent de se reposer en regardant l’autre pratiquer. Un bon moyen pour partager ensemble car sinon il y aurai un petit problème de taille... Et comme ça pas de frustrations!! Je peux me lâcher dans les paos et Gabin aussi!! L’entraînement a duré 1 heure, nous avons finis bien fatigués, et les encadrants ont été aux petits soins: coca frais et massage pour récupérer! (et oui j’me suis fait un peu mal au pied en frappant!).

Bilan: super moment de sport, nous nous sommes bien défoulé! Gabin a adoré cette découverte et a adoré mettre des coups de pieds! Pour ma part je n’ai pas l’habitude de pouvoir frapper fort et utiliser les coudes et les genoux dans les paos. En plus les sports de combats commençaient à me manquer: je n’ai pas fait de karaté depuis 6 mois! Et le meilleur: partager ça avec Gabin est un vrai cadeau qui a été possible grâce au cours particulier (merci Dom!). C’est génial car nous n’aurions pas eu la même chose dans un camp d’entraînement!